Uber veut franchir la barrière

Uber, grâce à internet, met en contact un chauffeur et un “voyageur” en quelques minutes. La commande s’effectue très facilement, le voyageur sait exactement où se situe le chauffeur grâce à une géolocalisation, la tarification est claire et sans surprise, le paiement automatisé, Ce nouveau service, vient ainsi concurrencer les taxis traditionnels et les VTC.

D’un point de vue marketing, Uber possède de nombreux avantages concurrentiels par rapport à ses concurrents. Ainsi s’explique la croissance rapide de cette société, qui rappelons le, est valorisée à 17 milliards de dollars selon ijsbergmagazine. Toujours selon ijsmagazine, Uber détient 10% du marché mondial des taxis (marché mondial estimé à 100 milliards de dollars) et poursuit une croissance à deux chiffres (+11 % de chiffre d’affaires en 2013). Uber connait néanmoins les difficultés de beaucoup de nouveaux entrants : les barrières à l’entrée.

barrière à l'entrée

L’une d’entre elles est la législation, qui dans plusieurs pays, freine la croissance d’Uber. Analysons par exemple la legislation française, ce qui éclairera aussi le débat actuel.

Le site de l’administration www.service-public.fr nous révèle ainsi de nombreuses informations. Les chauffeurs Uber étant associés aux VTC, ils doivent avoir un véhicule qui correspond aux normes, c’est à dire un véhicule de moins de 6 ans (sauf véhicule de collection), comportant 4 à 9 places (chauffeur compris), avec minimum 4 portes, des dimensions minimales hors tout de 4.50×1.70m et avec un moteur d’une puissance nette égale ou supérieure à 84kW.

De plus, un VTC ne peut prendre en charge un client seulement si le chauffeur peut justifier d’une réservation préalable. La prise en charge immédiate sur la voie publique est reservée aux taxis. Il est également précisé que la maraude électronique au moyen d’applications de géolocalisation permettant aux clients de localiser les véhicules disponibles est interdite aux VTC et reservée aux taxis.

Chaque VTC doit afficher une vignette autocollante indiquant le numéro d’inscription de la société au registre des VTC et le numéro d’immatriculation des véhicules. Chaque chauffeur doit bien sûr être titulaire du permis B mais doit aussi avoir un certificat d’aptitude physique délivré par le prefet. Chaque chauffeur est également tenu de suivre une formation professionnelle initiale de 250 heures minimum sauf s’il a déjà une expérience professionnelle de chauffeur. Tout chauffeur doit enfin obtenir une carte professionnelle pour exercer cette activité, après avoir suivi la procédure d’inscription au registre des VTC. Notons que les frais d’inscription des exploitants de VTC sont fixés à 170 €.

La législation française par exemple est une réelle barrière pour la croissance d’Uber, dans l’hexagone du moins. Le géant américain devra mener une guérilla contre les textes officiels français pour s’imposer définitivement sur ce marché. Malgré les controverses, Uber continue cependant son expansion et fonctionne toujours en France. La société pense même à révolutionner un peu plus le transport en projetant de mettre en service des véhicules autonomes (sans chauffeur). Selon le PDG d’Uber, Travis Kalanick, la société investit en ce sens pour introduire dans 5 ans ce nouveau service de voiture autonome, en partenariat avec Tesla.

 

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